Après une pause bien méritée, un nouveau départ =)

Après mûre réflexion, je me suis dit que je n'allais pas laisser ce nlog à l'abandon.. mais plutôt l'utiliser pour "publier" mes histoires, à fin d'obtenir différents avis.

L'histoire qui va suivre ne parle pas de ma vie, du moins, pas complètement, ce n'est pas totalement fidèle, on va dire, qu'elle s'en inspire fortement, en gardant des passages bien réels, et avec des noms parfois inventés, mais d'autres eux aussi bien réels, faisant référence à des personnes qui à un moment ou un autre, ou même encore maintenant, qui ont marqué mon existence...

Sur cette petite précision, bonne visite, bonne lecture, et merci de me donner vos avis, bons ou mauvais (j'accepte toutes les critiques du moment qu'elles sont constructives =) ), ça ne peux que m'aider dans mon écriture =)

Sinon, je suis aussi ici =)

Pas trop de temps pour ce blog avec la reprise des cours...
Suite à venir dès que j'aurais du temps !

Après une pause bien méritée, un nouveau départ =)

# Posté le jeudi 09 avril 2009 12:21

Modifié le mardi 22 septembre 2009 12:45

Chapitre 1

06h45... Il me reste 5 minutes avant de partir. J'en profite pour vérifier pour la énième fois que je n'ai rien oublier : ma trousse avec tous mes stylos, mon trieur, mes copies, mon agenda, ma carte de bus, celle de self, bref, toutes ces petites choses qui ne sont pas à oublier un jour de rentrée. Après cette dernière vérification, je jette un coup d'oeil dans mon miroir. Ma tenue très "Z&A", composée d'un jean et d'une chemise rouge et verte me fait sourire ; ma meilleure amie et moi avions décidé d'un commun accord de porter cette même tenue le jour de la rentrée, accompagnée de boucles d'oreilles rouges et vertes. J'enfile donc mes ballerines, attrape ma veste et mon sac et dévale les escaliers.
Une fois en bas, j'embrasse rapidement mes parents avant de retrouver mon frère dehors, qui évidemment râle parce que je l'ai fait attendre. Le bus arrive enfin, coupant cours à ses remarques. Nous installons l'un à côté de l'autre, quelque peu angoissés par cette nouvelle année qui commence. Je le charie un peu (pour une fois qu'il me colle) mais fini bien vite par devoir le réconforter ! Du haut de ses 18 ans, il passe à la fac et ça le stresse un peu. Par chance, sa fac n'est pas loin de mon lycée car, même si j'ai du mal à l'admettre, j'aurai du mal à me faire à l'idée de le voir moins souvent. Il gratifie mes efforts d'un sourire, ce sourire de gros nounours que j'aime tant, et redeviens bien vite le grand frère moqueur et embêtant que je supporte chaque jour.
07h35. Me voici devant mon lycée. Une nouvelle année qui s'annonce... Je devine un troupeau d'élèves agglutinés devant le tableau d'affichage ; la même bagarre de début d'année pour voir dans quelle classe chacun va être... Je me dirige donc vers cette jungle quand j'aperçois au loin la silhouette verte et rouge que j'aime tant. Je m'élance en courant vers elle, et lui saute dessus, en l'enlaçant très fort, si fort qu'elle se sent obligée de râler, par principe.. Je n'avais pas réalisé qu'elle m'avait tant manqué..
"Bon, t'auras fins de m'étouffer, j'pourrais p'têtre enfin de dire bonjour !
-Je constate que ma râleuse préférée est bel et bien de retour !" m'exclamai-je en riant.
Elle tenta d'adopter une mine boudeuse qui se termina en fou rire.
"Et nous alors, on n'a pas le droit aux cris de joie ?"
Je me retournais aussitôt, reconnaissant ces voix entre 100... Le trio infernal qui avait donné un sens à ma petite vie était enfin réuni...
"Mathieu ! Fanny !"
Nous nous jetâmes dans les bras les uns des autres, à grands cris de "Câlins collectifs !" qui avaient tant rythmés notre année de seconde. J'étais si heureuse de retrouver mes 3 rayons de soleil que j'en eu les larmes aux yeux.. La sonnerie retenti enfin, interrompant nos retrouvailles.
"Au fait Aurélie, on est dans la même classe !
-Extra !"
Chacun regagna sa classe, Fanny s'en allant vers la première L, Alexia en première STG, Mathieu et moi en ES.

La journée passa a une vitesse folle, si bien que je sursautai lors de la dernière sonnerie de la journée. Après avoir embrassé chaleureusement mes amis, je me dirigeais vers mon arrêt de bus. La journée s'était merveilleusement bien passée..
"Salut Aurélie !"
Je tressaillis. Ce que j'avais tant redouté pendant toute la journée venait de se produire. Je me retournais péniblement en lui rendant son bonjour. Mon dieu qu'il était beau ! Mon coeur dit un bond dans ma poitrine, tout comme autrefois.. Le soleil d'été avait éclairci ses cheveux blonds, qui retombaient sur ses yeux bleus et son teint était légèrement brunis par le soleil. Il était encore plus beau que dans mes souvenirs...
"Alors ces vacances ?
-Super et toi ?"
Je tachais de garder un ton décontracter, bien que la tension devait se lire sur mon visage. Le temps semblait s'égrener lentement. Au bout de 5 interminables minutes, mon bus arriva enfin, tel un échapatoire à cette torture. Je saluais rapidement mon interlocuteur avant de me précipiter dans mon bus


# Posté le mercredi 03 juin 2009 11:09

Modifié le mercredi 24 juin 2009 12:04

Chapitre 2

Je me jetai sur mon lit, après avoir passé une bonne demie-heure sous la douche... J'avais prétextée être fatiguée de cette première journée et du fait de m'être levée tôt pour pouvoir aller me coucher rapidement. Je restai là un moment, mes bras serrant mes genoux contre moi. Tant de pensée, de souvenirs me revenaient, s'entrechoquaient avec violence dans mon esprit... Evidemment, rien n'avait changé, il avait toujours cette emprise si particulière sur moi, il ne fallait pas s'attendre à autre chose... J'avais espéré que ces 2 mois de séparation allaient réussir à changer les choses et auraient atténués la douleur. Mais non, elle était toujours présente, plus vive encore qu'avant .. Ce sourire, ces yeux pétillants... On aurait dit qu'il parlait à une bonne amie, comme s'il n'y avait pas ce passé amoureux derrière nous, aussi lourd et douloureux soit-il.. Non, bien sur, pour lui, c'était affaire classée depuis longtemps, il était apssé à autre chose. J'aimerai pouvoir en dire autant pour moi, mais ce n'était malheureusement pas le cas.. Mes blessures n'avaient toujours pas réussies à cicatriser et étaient toujours là, telles des plaies ouvertes sur mon coeur.. Je regardais mon bras gauche avec un triste sourire avant d'éteindre la lumière et de sombrer dans un sommeil agité.

Je me réveillai en sursaut, mon T-shirt collé à la peau par la sueur qu'avait causé mon agitation nocturne. 4h05. il me restait encore 2 heures de sommeil. Pourtant, impossible de me rendormir, et puis, je n'en avait pas tellement envie, vu les sombres souvenirs qui me revenait. Pourquoi n'étais-je pas comme la plupart des filles de mon âge ; pourquoi n'arrivai-je pas à passer à autre chose et restai-je là, à me torturer, des moi après cette histoire, qui fut, je l'avoue, à al fois la plus belle et la pire chose qui me soit arrivée jusqu'à présent. Pourquoi rêvai-je encore de ses bras alors qu'il les offrait à une autre ? Pourquoi n'arrivai-je pas à tourner la page ? C'était insensé.. Et pourtant, c'était bien ce que je ressentais, des mois après, je l'aimais toujours autant, malgré la désapprobation très prononcée de mes amis.. Il est vrai que je n'avais jamais versé autant de larmes que pour lui, que je n'avait jamais autant souffert auparavant, mais que pouvais-je y faire ? Le coeur, ça ne se commande malheureusement pas, je l'avais bien compris.. Et pourtant, ce n'était pas faute d'avoir essayer... Mais tout me ramenait indéniablement à lui, à son coeur et à ses baisers. Et ce, malgré tout le mal qu'il m'avait fait, malgré tout ce que j'ai pu souffrir... Je finis par me rendormir, ressombrant encore une fois dans ce cauchemar qui me hantait depuis ce fameux soir...

# Posté le lundi 22 juin 2009 15:32

Chapitre 3

"Qu'est-ce qu'il t'arrive Aurélie ? t'es complètement ailleurs depuis plusieurs jours !"
J'adressai un sourire à Mathieu, lui faisant comprendre de ne pas s'inquiéter, ce qui eu pour effet de le faire grimacer et de m'envoyer un autre mot : "C'est à cause de l'autre blairo ? c'est bien lui que t'as vu l'autre jour ?"
"Hum hum !"
je levai les yeux et aperçu ma prof de maths penchée vers moi. Pfff, ça commence bien, je l'avais déjà supportée un an, et voilà que je l'avais encore cette année. Je lui adressai un sourire innocent tout en rangeant discrètement les mots dans ma trousse. Comme si elle était toujours obligée de se mêler de tout celle-là ! Par chance, la sonnerie retentit et je pu sortir sans attendre. Mathieu eu la délicatesse de ne pas revenir sur le sujet devant les filles. Et moi, je tachais comme toujours de faire comme si tout allait bien. Et j'avoue qu'avec eux, mes soucis s'envolaient comme par magie. Ils avaient le don de me faire rire pour un rien, de me rendre heureuse même quand j'avais envie de pleurer... Sans eux, je ne serais pas ce que je suis aujourd'hui, et je ne me serais sans doute jamais sortie de cette mauvaise passe dans laquelle je me trouvais. L'heure de midi passa à une vitesse folle, agrémentée de nos rires, plus fous les uns que les autres. Mais quand ce fut le moment de rentrer en cours, Mathieu me pris entre 4 yeux :
"Bon alors, tu ne m'a toujours pas répondu, même si je connais déjà la réponse..
- T'inquiète pas, tout va bien, mais c'est vrai que ça m'a foutu un coup de le voir...
- Il est plus que temps que tu l'oublies et que tu passes à autre chose ! Comment tu peux aimer quelqu'un qui t'a fait autant de mal ?!
- J'en sais rien..."
Comment voulait-il que je lui explique quelque chose que je ne comprenais pas moi-même... cela faisait des mois que ça durait, des mois que j'ai tout essayer pour l'oublier, mais sans aucun succès... J'ai essayé de couper les ponts durant l'été et j'avoue que j'étais assez satisfaite du résultat, ça avait été dur mais ça avait porté ces fruits ; à la fin de l'été, je pensais être guérie. Mais quand je l'ai vu, si beau, encore plus beau que dans mes souvenirs, le passé m'a sauté à la gorge... Comment oublier tout l'amour que je lui portais, comment oublier que ses mots me faisaient rêver, qu'il m'avait sortie d'une sombre période de ma vie, bien qu'après ça, j'ai commencé à y replonger... Non, ça m'était impossible... ça finirait bien par passer un jour, surement, mais ce jour n'est pas encore arrivé... Je soupirai. J'avais à nouveau mal au coeur, cette douleur dans la poitrine qui vous donne l'impression que vous n'allez plus pouvoir respirer. Par bonheur, le prof d'histoire nous fit rentrer en classe, j'allais pouvoir me plonger dans les batailles, pour oublier celle de mon coeur. Le prof nous donna une fiche d'exercices, et je travaillai acidument, comme cela ne m'était pas arrivé depuis longtemps. il en fut de même le reste de l'après-midi. Je m'éclipsai rapidement après la sonnerie, je n'avais pas envie de m'attarder avec les autres, pour une fois, j'avais besoin d'être seule... Arrivée à l'arrêt de bus, je me laissai tombée sur le banc en soupirant, quand je vis arriver vers moi ce visage si souriant, cause de mes tourments. Je fermai les yeux, dans l'espoir que quand je les rouvrirais, il ne serait plus là mais non, quand je les ouvrai, il se tentait là, devant moi. Je ne pus m'empêcher de sourire ; c'était impressionnant ce pouvoir qu'il avait sur moi ; ce je ne sais quoi qu'il dégageait et me faisait me sentir si bien en sa présence.Après avoir échangés quelques mots, je m'en allais dans mon bus, en jetant un dernier regard à celui qui détenait mon coeur...

19h06.
Nous étions réunis tous les 4 à table, mon frère parlait, s'agitait tout comme à son habitude. Mais je voyais bien que quelque chose tracassait mes parents. Ils se lançaient des regards inquiets, comme s'ils hésitaient à dire quelque chose. Mais je ne dis rien, chacun avait ses problèmes et avait le droit de préserver son jardin secret, chose qu'ils respectaient parfaitement, ce dont je leur en étais très reconnaissante. Ce n'est qu'arrivé au dessert que mon père se décida à rompre la gêne :
"Les enfants, votre mère et moi avons quelque chose à vous dire... "
François se calma aussitôt, saissant que quelque chose d'anormal se passait.
"voilà, il s'agit de votre grand-père
-Papi ? Il est malade ?
-Oui en effet.. Lors d'une visite de routine, les médecins ont détecter un cancer..."
Un silence de plomb s'installa.. Personne n'eut le courage de le briser. Ma mère quitta la table précipitamment, les larmes aux yeux... Mon père sortit à son tour en claquant la porte. François et moi échangeâmes un regard lourd de sens, gêné, remplit de tristesse.
"Tu penses que c'est grave ?
-Je n'en sais rien...."
Il fondit en larmes. De nous deux, j'avais toujours été la plus adulte, même petite. Il avait toujours été le petit garçon aimé de tous, bien entouré. j'avais eu plus de mal à me faire des amis, à me faire une place dans cette famille. Plus sensible, j'étais passée par des épreuves qui vous changent, j'avais notamment appris à retenir mes larmes, à garder ce qui n'aillait pas pour moi. Je le pris dans mes bras. Au bout d'un moment, il renifla bruyamment.
"N'en profite pas pour te moucher dans mon T-shirt !" plaisantai-je
Cela suffit à le faire sourire, et il repris bientôt son rôle de grand frère et m'envoya valser contre la table d'un coup d'épaule. Il ne changerais jamais pensai-je en esquissant un sourire. Une fois dans ma chambre, je n'eus pas envie d'aller sur l'ordinateur. Tout le monde allait encore râler car il vrai que ça faisait un moment que je ne m'étais pas connectée, moi qui d'habitude étais toujours présente. Je me laissai tomber sur mon lit, fixant le plafond. Qu'allait-il encore arriver dans cette famille ? après la crise du mois dernier, voilà que la maladie était de la partie. ça me foutait un coup de savoir mon grand-père était malade, c'est certain mais, bizarrement, cela ne m'affectait pas comme les autres... je commençais à me demander si j'étais si insensible que ça.. Mais après tout, en y réfléchissant, tout le monde autour de moi avait des souvenirs particuliers avec lui. Moi non. J'étais toujours passée en dernière dans la famille, d'un côté comme de l'autre. je n'étais pas comme un tel ou une telle, je n'étais pas la fierté de la famille. Oh bien sur, je m'étais habituée, et j'avais créé ma propre famille de substitution, composée de ma famille proche et de mes amis. Car après tout, les amis, c'est notre famille, sauf qu'on la choisit, avec le coeur.. Malgré tout, je sentais les larmes finir par monter, j'essayai alors de penser à autre chose... Qu'allions nous bien trouver à faire demain ? Allions nous encore devoir nettoyer le self suite à une bataille d'eau ? Ou bien allions nous retourner sur les toboggans du parcs, comme 4 gamins ? Mais ce ne fut pas si qui retint mon attention, car en fermant les yeux, son visage apparu, me rappelant à mes préoccupations personnelles.. J'étais obligée de l'admettre, oui, il m'avait manqué et oui, j'étais heureuse de l'avoir revu. Mais combien de temps ces heureuses retrouvailles allaient-elles durer ? Allais-je encore retomber dans le panneau et l'aimer comme avant ? je finis par m'endormir, la tête pleine de ces interrogations...

# Posté le mercredi 24 juin 2009 12:27

Modifié le dimanche 28 juin 2009 14:06

Chapitre 4

""Désolé, je préfère qu'on reste ami." De l'incompréhension, des larmes, un compas, du sang..

Je me réveillai en sursaut, haletant. Encore ce cauchemar, ce cauchemar qui m'avait hanté des mois auparavant, et qui était revenu me hanter depuis quelques temps, depuis que je l'avais revu. J'essayai tant bien que mal de reprendre mes esprit.. Tout cela était finit, un mauvais rêve auquel il ne fallait plus penser. Et pourtant, c'était devenu obsessionnel, j'y pensais jour et nuit, ces images qui me revenaient en flash-back, que j'avais tenté d'effacer de ma mémoire, sans succès. Je commençais à sangloter.. Je savais très bien pourquoi je refais ce rêve, je savais très bien aussi qu'à une certaine époque, c'était un cauchemar bien réel.
Je regardais l'heure 23h42. On était vendredi soir, Alexia serait encore surement connectée. Je me précipitai jusqu'à mon ordinateur pour me connecter. Oui, elle était bien là.
"Ah ben te voilà enfin ! je t'attendais moi ! ^^
- Désolée de t'avoir fait attendre ^^ ça va toujours ?
- Oui, mais toi, ça n'a pas l'air.
- Comment fais-tu pour toujours tout savoir comme ça ? ^^
- Je veille sur toi Darling, je sais tout"
Et voilà, à peine quelques mots échangés, je retrouvais déjà le sourire et séchais mes larmes. Elle était vraiment magique... Très vite, nous partimes dans nos délires, ces déclarations d'amour, ces instants magiques qui n'appartiennent qu'à nous... 2 heures plus tard, mes yeux commençaient à se fermer tous seuls :
"Zazou, je t'aime plus que tout au monde si tu savais... Merci pour tout.... Je t'aime tellement... Mon indispensable inséparable.... Fais de beaux rêves ma banane verte pas mure acide, à demain. Groos bisouuus, je t'aime (L'"
Rassurée par les mots doux de ma meilleure amie, je réussi à trouver le sommeil, un sommeil sans rêves cette fois-ci, ce qui me permis de récupérer ces nuits de sommeil agîtées.

"Mais tu le fais exprès ?! c'est pas si compliqué pourtant, regarde, tu fais comme ça"
François m'avait proposé de m'aider à jouer de la guitare et tentait tant bien que mal de régler mon problème avec le médiator. Mais ce n'était vraiment pas gagné ; j'étais vraiment fachée avec ce bout de plastique qui agressait les cordes de mon petit bijou de guitare. Non, ça ne me plaisait vraiment pas, mais je n'arrivait pas à gratter non plus avec mes doigts, il fallait bien que je trouve quelque chose.. En revanche,j'étais plus douée pour le picking, à l'inverse de mon frère, on se complétait en quelque sorte. cela faisait plus de 2h que nous travaillons sur ce morceau, sans obtenir de résultat. Exaspéré, il finit par se laisser tomber sur le canapé avec un air désespéré. Je profitait de cet instant de répis pour attrapé ma guitare et jouer le seule morceau que je connaissais sur le bout des doigts : "Je l'aime à mourir", de Francis Cabrel. Une chanson magnifique qui avait fait pleurer mon père lorsque je la lui avait jouée pour la fête des pères. Chanson qui me faisait aussi penser à Alexia. J'étais tellement à fond dans ma chanson que je ne vis pas François se rapprocher de moi :
"J'avoue que tu es douée quand même, même si tu es un peu beaucoup handicapée parfois"
Je ris tout en passant mes bras autour de son cou, abandonnant ma guitare pour l'embrasser.
"Mais qu'est-ce que vous avez toutes les filles à tout le temps vouloir faire des bisous ?"dit-il en grimaçant
Nous partîmes en fou rire et il finit par me rendre mon bisous, ravalant sa fierté. Il était vrai que l'on n'était pas souvent sur la même longueur d'onde, mais l'on partageait aussi de super moments parfois, et on était toujours solidaire, une chose que j'appréciais particulièrement.. Je ne l'échangerai pour rien au monde, sauf peut-être quand il venait dans ma chambre lire mes conversations msn, dans ces moments là, je n'avais qu'une envie ; l'étrangler mais il me maitrisait à chaque fois, donc j'avais appris à faire avec.
"Les enfants ! descendez !
-Pff, qu'est-ce qu'ils nous veulent encore..."
Depuis l'annonce du cancer de mon grand père, nos rapports entre les uns et les autres avaient été très froids et distants, mon frère n'arrivait pas à s'y faire et n'adressait presque pas la parole à mes parents, et à moi, il ne m'en parlait pas non plus.
Une fois en bas, les parents nous annoncèrent que notre grand père avait passé toute une série d'examens, et que son cancer avait apparemment été pris en charge à temps ; il allait pouvoir être opéré. Quel soulagement.. L'ambiance fut de nouveau au beau fixe à la maison. Mes parents nous proposèrent de sortir, d'aller se balader le long du halage, au plus grand bonheur de mon chien, qui n'était pas sortir beaucoup ces derniers temps. Au bout de quelques kilomètres, mon frère aperçut des copains de fac et décida d'aller leur dire bonjour, mes parents rencontrèrent eux aussi des amis, je me retrouvai seule un instant. Je m'installais sur un banc et regardai autour de moi. J'aperçus quelque chose qui retint mon attention, je me levai pour voir ce dont il s'agissait. Je grimaçai en constatant que ce vélo m'était beaucoup trop familier.


# Posté le dimanche 28 juin 2009 14:15

Modifié le lundi 29 juin 2009 08:21

Chapitre 5

"Le temps me vole, ce que j'ai de plus cher, dans mes souvenirs tu rigoles et tu fais tourner la terre..
-Bon, quand t'auras finis de t'acharner sur ta guitare et de nous casser les oreilles, tu pourras p'têtre venir répondre au téléphone !
-Z'cuse j'avais pas entendu ! J'arriiive !
- ça j'me doute que t'avais pas entendu.. Bon dépêche toi !
-C'est bon t'exites pas j'arrive..."
François me passa le téléphone en bougonnant. Qu'il pouvait être agaçant quand il s'y mettait !
"Allo ?
- ! Ola señorita !
-Olivier !" Aussitôt mon visage s'illumina.Qu'il était bon d'entendre sa voix !
- Alors comme ça il parait que tu détruis les tympans de la famille à coups de guitare ?
- Oui c'est exactement ça, c'est un vrai plaisir
- Je n'en doute pas ma belle. Dis moi, je n'ai pas beaucoup de temps mais je voulais savoir si ça te dirait de venir passer quelques jours chez ton bon vieux padrino pendant les prochaines vacances ?
- T'es sérieux ?
- Nan, je dis ça comme ça, pour t'embêter.. Bien sur que je suis sérieux !
- Oh ouiiii ! Bien sur que j'en ai enviie !!!
- Je suis là, pas là peine de crier, heureux que ça te fasse plaisir.
- Et comment que ça me fait plaisir !
- Parfait, je te rappelle plus tard pour qu'on voit ça.
- D'accord
- Aller, bisous à tout le monde et essaye de ne pas trop les torturer.
- Je vais essayer.
- Super, gros bisous ma puce.
- Bisous à toi aussi, je t'aime.
- Je t'aime aussi."

Youpiiii ! Après ce coup de téléphone, j'étais sur un petit nuage. Ma mauvaise humeur s'était envolée aussitôt. Je sautillai gaiment dans toutes la maison. Ma mère m'interpella.
"Et bien, en voilà un beau sourire, après ta mine boudeuse de tout à l'heure !
- Désolée, je sais que je change souvent d'humeur... J'essayerai d'y faire plus attention à l'avenir..
- Oh ça ne fait rien, tant qu'on ne subit pas trop tes humeurs, ça va. Mais dit moi, pourquoi étais-tu de si mauvaise humeur tout à l'heure ?
- Oh.. pour rien ne t'inquiète pas..
- Ne serait-ce pas à cause de ce cher An..
- Maman, je n'ai pas envie d'en parler désolée.. Au fait, Olivier t'as parlé de ses projets pour les prochaines vacances ?
- Oui il m'en a parlé, et je lui ai donné mon accord, à condition que tu fasses des efforts pour être plus agréable avec nous !
- Oh merci maman ! c'est promis, je vais faire attention.
- Dans ce cas, parfait.
-Je peux aller courir s'il te plait ?
-Maintenant ? Mais on vient d'aller marcher, et puis il est déjà 21h, je te rappelle que tu as cours demain.
- Oui je sais, mais là, j'ai besoin de me défouler.
- ça ne t'as pas suffit la guitare ?
- Je n'arrive à vous casser les oreilles donc non.
- Très bien vas-y, mais ne rentre pas trop tard
- Promis merci Maman."

Et je partis, tout sourire. Je me dépêchai d'aller me changer, attrapai mon mp4 sur mon bureau, et parti vers mes petits sentiers où j'adorais courir. Comme cela me faisait du bien, de sentir les jambes me porter loin, cheveux au vent, ma musique dans les oreilles. Il était vrai que le sport ne faisait pas parti de mes passe-temps favoris, mais dans ma sombre période, j'avais découvert que courir me faisait du bien, me défoulait, me calmait, me permettait de réfléchir. Cela me permettait aussi de canaliser mon énergie et mes sautes d'humeurs. Malheureusement, avec mon asthme je ne tenais pas longtemps, alors je courais en plusieurs fois, marchant tranquillement entre deux courses. Une fois de plus, courir me permit d'éclaircir mes idées, de prendre le temps de réfléchir posément et calmement à ce qui me tracassait tant...
Au bout de 10 bonnes minutes, je m'arrêtait un instant, me posant au bord de ce lavoir où j'avais pris l'habitude de m'arrêter lors de mes escapades. Saez entama sa chanson, sans doutes la mieux adaptée à la situation ; "Toi tu dis que t'es bien sans moi". Après tout, mon bourreau ne me l'avait-il pas dit, ou en tout cas, clairement fait comprendre ? Avec ces belles demoiselles autour de lui, il n'avais pas besoin de moi.. "Je ne veux pas te faire souffrir si ça ne marche pas." Une belle excuse trouvée sans doute à la va-vite... Même pas l'honnêteté de me dire la vraie raison qui l'avait poussé à tout arrêter, avant bien même que tout ne commence.. Ces souvenirs, pas si lointain que ça me faisait toujours autant souffrir, comme une lame qui s'enfonçait un peu plus profondément dans mon coeur chaque fois que j'y pensai. Pourtant, depuis le temps j'aurais du passer à autre chose. Il est vrai que j'avais commencé à effacer ces souvenirs de ma mémoire, du moins ils ne me faisait plus souffrir comme avant. Mais depuis quelque temps, nous nous étions à nouveau rapprocher lui et moi. Cela m'avait fait plaisir au début, pour moi c'était réglé, ce n'était plus qu'une histoire d'amitié et j'étais très heureuse de le retrouver. J'arrivais à lui parler de tout et de rien, jusqu'à ce que mon meilleur ami ne vienne passer un week-end à la maison. A l'annonce de cette nouvelle, Nos conversations changèrent, il devenait de plus en plus gentil, venait me parler de lui même, j'avoue que j'avais du mal à croire que c'était lui tant il était devenu proche et gentil en peu de temps. Et voilà que ses mots réussirent à semer le trouble dans mon esprit.. Tout d'un coup, je n'étais plus sure de la nature exacte de mes sentiments.. L'aimais-je d'amour ou d'amitié ? Telle était la question qui trottait dans mon esprit. Zazou s'était bien vite rendue compte que je replongeais dans ce cercle infernal... "Fais gaffe ! ça se trouve, il joue encore avec toi !" C'était sans doute vrai, mais je sentais que mes sentiments l'emportaient.. J'allais sans doutes encore souffrir mais je n'arrivais plus à me résonner. Et de le voir assez souvent n'arrangeait en rien les choses... Mais aujourd'hui, juste avant de recevoir ce coup de téléphone qui m'avait redonné le sourire, j'avais reçu un commentaire de Mélanie, avec qui j'avais également discuter de ça. Une phrase me fit l'effet d'un électro choc, comme si d'un coup, j'arrivais à voir clair. On avait sans doutes déjà me dire cette phrase, mais je ne sais pas, ses mots m'aidèrent à y voir clair "Pourquoi te retourner tu vas encore avoir mal car lui ne changera pas alors avance". En repensant à tout ça, là, au milieu des bois, je fus sure d'une chose, je ne pouvais plus douter à présent tout était clair. Anthony était un ami, et il le resterai encore longtemps je l'espérait, car malgré tout je tenais énormément à lui, mais juste un ami. Je souris toute seule, trop heureuse d'avoir mis fin à ses pensées qui me tiraillaient le coeur. J'entendis la cloche sonner 10 coups. Je repartis en courant chez moi, apaisée.

# Posté le mardi 14 juillet 2009 10:47

Modifié le mercredi 22 juillet 2009 12:17